Eglise Saint-Ouen, Montigny
À l'origine, l'édifice n'était qu'une simple chapelle dépendant du château avant de devenir l'église paroissiale, le seigneur du lieu en étant le patron.
Sa dédicace fait l'objet d'une petite subtilité historique : selon les historiens Tougard et Bunel (1879), l'église est dédiée à saint Ouen (archevêque de Rouen de 641 à 684). Cependant, un procès-verbal de la Commission départementale des Antiquités (CDA) daté du 11 mars 1964 mentionne plutôt une dédicace à saint Martin.
L'édifice présente un plan allongé à un seul vaisseau. Ses murs, percés de baies cintrées, témoignent d'un savoir-faire traditionnel à travers un appareil mixte combinant la brique, le silex, le calcaire, la pierre de taille et le moellon. L'ensemble est couronné d'un toit à longs pans en ardoise.
L'architecture s'est développée sur plusieurs époques :
- La nef et une partie du chœur ont été construites au début du XVIe siècle.
- L'autre partie du chœur et le clocher polygonal remontent aux XVIIe et XVIIIe siècles.
- Le clocher, qui abrite trois cloches et se coiffe d'une flèche en ardoise, domine la façade. On y accède par une petite tour attenante en brique brune.
En façade ouest, la nef est précédée d'un porche. Sur le mur extérieur sud de la nef, on peut observer de nombreux graffitis anciens représentant des navires, témoignages précieux du passage des fidèles.
L’intérieur de l'église se distingue par la richesse de ses ornements. On y admire des boiseries datant de l'époque Louis XV (restaurées en 1860) ainsi qu'un retable de la fin de l'époque Louis XIV ou du début Louis XV. Ce dernier se compose d’un panneau unique incurvé, délimité par deux pilastres. Son fronton cintré est orné à ses extrémités de deux pots à feu, tandis qu’au centre, deux figures d’anges émergent d’une nuée. La toile centrale représente l’Annonciation : l’ange Gabriel y tient une colombe et un lys, symboles de la virginité de Marie.
Les vitraux de la nef datent de l’époque d'Henri IV. Parmi eux, les vitraux représentant saint Ouen, saint Mathurin, saint Roch et saint Nicolas (fin XVIe - début XVIIe siècle) ont été récemment restaurés. On doit en particulier à Étienne Delaulne un vitrail d’abord destiné au château, dont les médaillons ovales représentant les mois de l’année et les signes du zodiaque ont été vendus au Musée départemental des Antiquités de Rouen en 1900. Un autre montre le Christ au Jardin des Oliviers, au milieu de feuilles d’acanthe, dans un paysage à l’italienne avec pour fond une ville en grisaille. Enfin, au-dessus de la porte d’entrée, un dernier vitrail représente une Pietà entourée de deux médaillons figurant l’un la Crucifixion, l’autre sainte Catherine.
- Animals : No
Features
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Theme of historic sites and monuments:
- Castle, Church